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Majora's Mask : Le meilleur Zelda ?

Si en ce beau soir étoilé d'été me vient l'envie d'écrire un tel article, c'est bien parce que j'entend de plus en plus de monde parler de Twilight Princess comme le « digne descendant d'Ocarina of Time ». Et par ma curiosité naturelle, je suis allé chercher plus loin que les a-priori qui fusent et émanent de ce jeu que nombre de gamers surestiment. Oui, j'ose à présent le dire, je me permet enfin de pouvoir détrôner ce jeu tant adulé par les fans de la Saga !

Récemment, j'ai revécu les deux légendes que Nintendo nous a offert sur Nintendo 64 : Ocarina of Time et Majora's Mask. J'ai parcouru de long en large la Plaine d'Hyrule, j'ai couru à travers Termina l'épée et le bouclier à la main ! Et je peut vous le dire, après la relative déception d'Ocarina of Time, certes sublime mais vide et ennuyeux, le magistral Majora's Mask m'a redonné une foi d'acier envers la licence Zelda et envers Nintendo en général !

"Majora's Mask se hisse au niveau de vrais films Hollywoodiens"

Que l'on fixe les limites directement, je ne vais couler aucun opus, ni même en éloger un autre ici. Je vais juste tenter de casser les idées-reçues - parfois très fausses - sur Ocarina of Time et son grand frère Majora's Mask !

Voyons à présent le jeu vidéo en général sous une toute autre forme ; une forme d'art ! Certes, l'art est souvent jugé selon des critères graphiques, surtout dans ce domaine. Mais oublions-les pour passer à la philosophie et à la profondeur qui découlent de ces jeux…

Alors qu'Ocarina of Time était assez vide, tant au niveau de la carte en elle-même qu'au niveau de NPC (ennemis, peuplade, acteurs, lieux,…) Majora's Mask présente une Termina vaste, foisonnante et graphiquement très riche ! Les terres sont peuplées de nombre d'ennemis et composée d'une foule de lieux habilement imbriqués et superbement architecturés. La lune, en constant mouvement, amplifiée par les 72 heures chrono, créent une tension sans pareille, jamais ressentie dans un jeu-vidéo ! De plus, les phases de jeux sont d'une incomparable variété : combat, exploration, adresse, course, furtivité, et même parfois, des puzzles !

"Une toute autre forme ; une forme d'art !"

Mais admettions-le, un simple univers plus dynamique ne suffit pas à détrôner le très innovent passage à la 3D qu'est Ocarina of Time. Mais que produit donc ce tel sentiment de net tranchant avec le reste de la série émanant de Majora's Mask ?

L'ambiance ! Tout est là dedans ! Mais qu'est-ce qui peut constituer une pareille atmosphère ? La musique, décidément plus tournée vers le celtique, l'aspect sombre du jeu, et surtout l'allure du rêve ; une irréalité s'en dégage constamment...

Et ce n'est pas par hasard que Miyamoto nous livre que ce jeu est l'une de ses créations préférée. Majora's Mask reflète à lui seul la culture Japonaise, elle-même influencée par le Bouddhisme. Et sachez-le, le Bouddhisme est avant tout une recherche de soi-même.

"Le tout dirigé par un gameplay encore optimisé"

Revenons-en aux sources : le jeu débute dans une forêt hylienne. Link est à la recherche d'un ami, d'une âme-sœur… Soudain, il passe dans un monde vague, coloré, puis sombre. Monde que l'on pourrais apparenter au monde du rêve, de l'illusion, de la méditation même. Le jeu n'est peut-être qu'une aventure intérieur, se déroulant en Link ! Une aventure à la recherche de soi, d'une âme pouvant refléter la sienne… Puis le jeu se termine, après moult voyages inter-temporels. Link devient étrangement ami avec celui qui était censé être son opposant.

Souvent, par la seule force de sa mise en scène, Majora's Mask se hisse au niveau de vrais films Hollywoodiens. Grâce notamment avec ses scènes cinématique plus profonde que jamais, orchestrées d'une musique incroyablement dérobée. Des angles de vue plus raffinés et plus flexibles que jamais ! Le tout dirigé par un gameplay encore optimisé, qui à fait ses preuves par le passé auprès de 7 millions de personnes (chiffres de ventes approximatifs d'Ocarina of Time) !

Vu que je ne peux exprimer toute l'ampleur qui émane de Majora's Mask avec de simples mots, le meilleur moyen pour vous le faire comprendre est encore d'y jouer, mais cette fois avec un autre oeil… A vos manette :D

"Les phases de jeux sont d'une incomparable variété"

Pour finir, je vais rependre les mots très justes de Flyman, rédacteur pour le Magazine Officiel Nintendo, qui à dit récemment :

« Cet épisode est une magnifique allégorie du passage de l'enfance à l'age adulte, avec les sacrifices que cela comporte : recherche d'identité, conscience de sa propre limite temporelle… Fascinant ! »

A présent, je compte sur vous pour garder un oeil subjectif sur la Saga tant réputée de Nintendo, et de ne pas vous fier à la simple apparence d'un jeu, relayée par la presse à l'aide de simples notes sans fondements… ;)

JARJAR