Document sans nom

Depuis sa première apparition, Link a toujours su évoluer à travers le temps, il a toujours su s'adapter à son époque et n'a jamais cessé de nous étonner par ses changements de style, que ce soit par ses poussées de croissance ou ses exactions en cell-shading.Alors, cela est-il dû à un choix des créateurs ou à l'amélioration des consoles? Voici un aperçu des différentes apparences qu'il a pu prendre au cours de la saga.

Link à travers les âges

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Legend of Zelda

A sa naissance en 1987, Link est assez classique, presque banal. Il porte une espèce de tunique verte, le bonnet assorti, une ceinture et des bottes. Cette apparence simple le rend attachant auprès du jeune public, ce qui sera peut-être la clef de son succès.Toutefois, cela reste un héros tout ce qu'il y a de plus typique : il porte une épée et un bouclier (même si cette première épée semble en bois) et part combattre des monstres. Mais Link a un défaut : il est muet. Certains diront que cela contribue à son charme, d'autres diront que c'est un manque de la part de Nintendo.
Ce premier Link est toutefois assez brouillon : son bouclier n'est paré que d'une simple croix, et il a pour seul signe de reconnaissance, ses oreilles pointues. Mais cela est du à la puissance des consoles de l'époque, et puis peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse...


Adventure of Link

Link a bien grandi depuis le dernier épisode, c'est le moins que l'on puisse dire! Il est quasiment meconnaissable! Le changement de vue n'y est pas pour rien : en effet, c'est le seul épisode à déroulement horizontal. du coup, on passe d'un petit Link rondouillard à un grand Link athlétique dans la force de l'âge, un vrai chevalier ! Sinon, son costume et son équipement n'ont pas énormément évolué, mais sa panoplie de mouvements a augmenté. Le scrolling horizontal permet plus d'actions, comme coup haut, coup bas... De plus, on sent une volonté de communication dans ce jeu : des villageois commencent à apparaître, et renseignent sur les objectifs, même si ce qu'ils disent est 99 fois sur 100 complètement inutile.
Mais un tel changement a peut-être troublé les fans, dans ce qui sera l'épisode le plus discuté de la série.


A Link To the Past

Retour aux sources pour notre héros! Après une petite révolution avec Adventure of Link, Nintendo revient aux origines de la série. On croirait voir le premier épisode, mais remis au goût du jour avec des graphismes mille fois plus beaux, Super Nes oblige ! Sa panoplie s'est aggrandie, son costume s'est affiné, le bouclier est dorénavant décoré d'une magnifique Triforce du plus bel effet. Par contre, son épée ne peut plus lancer les petits rayons quand Link a toute sa vie et ses cheveux sont... violets!?! Du moins dans le jeu, car dans les artworks, notre Hylien est un beau blond naturel. Etrange... Link a également pris de l'assurance : il parle! Même si ce qu'il dit se limite encore à oui ou non, cela offre une dimension supplémentaire dans les interactions avec les personnages.
Bref, Link a eu droit à un gros lifting pour un des épisodes les plus appréciés de la série.

 


Link's Awakening

Ce jeu créa la surprise à sa sortie, l'ambiance coupe radicalement avec tout ce qu'on a pu voir jusqu'à maintenant. Notre héros a échoué sur l'île Cocolint, et tous les éléments habituels de la série ont disparu, plus d'Hyrule, plus de Ganon, plus de Zelda! Avec tout ça, c'est bien normal que Link perde ses couleurs! Eh oui, Link's Awakening est le seul Zelda en noir et blanc, cela sera rectifié avec la sortie de Link's Awakening Dx (pour Deluxe).
Pour ce qui est de notre héros, il sait rester sobre. Son costume est simpliste, presque comme dans Zelda III les couleurs en moins, mais Link a perdu du poids, le voyage sans doute:) Quant à l'équipement, il est très complet. Et Link fait des progrès! Dans des phases d'action à la Mario Bros., il doit écraser des sortes de champignons et ciseler des plantes carnivores sortant de tuyaux. Pur hommage à l'autre mascotte de Nintendo !
Link's Awakening est donc la seule aventure en noir et blanc, et paradoxalement la plus haute en couleurs!


Ocarina of Time et Majora's Mask

Que de choses à dire sur ce passage de la 2D à la 3D! Ce changement que tant de héros de jeux-vidéo redoutent ne peut même pas inquiéter Link tellement cette étape a été réussie par celui-ci! Link est magnifique, il est parfaitement modélisé et a été complètement revu. Sa panoplie a été revue à la hausse, sa tunique a été recoupée et ce visage... Ca c'est de la chirurgie esthétique ! La 3D multiplie la diversité des mouvements et l'impression de liberté. Quand on croit avoir fini avec un Link enfant, attendrissant et maladroit, on se rend compte que l'on n'a encore rien vu. Link grandit sous nos yeux pour devenir un beau jeune homme mûr, svelte et fier. C'est une première : un Zelda où on peut voir Link sous deux aspects. Et de ce côté, Majora's Mask fait encore mieux en proposant à notre héros une multitude d'apparences allant de la peste Mojo à Oni Link en passant par la Grande Fée par le biais de masques ce qui confère une grande originalité au jeu. De plus, Link saute encore mieux dans Majora's Mask, en enchaînant avec brio les saltos. L'interaction avec les personnages secondaires est poussée au maximum avec la multiplication de quêtes toutes plus passionnantes les unes que les autres.
Il aura fallu attendre 10 ans pour voir un Link moderne, et découvrir 2 merveilles vidéoludiques à posséder absolument.

 


Oracle Series

Link commence à se différencier singulièrement entre les consoles de salon et les consoles portables. Dans Oracle Series, Capcom a fait plaisir aux fans en créant un Link comme ils le voulaient. Sans être révolutionnaire, ces deux jeux apportent leur lot d'innovation avec notamment la possibilité de monter des animaux, le système de bagues de LoZ qu'on pensait ne jamais revoir et une interactivité entre les deux jeux, Oracles of Ages et Oracle of Seasons, non sans rappeler un certain Pokémon... Peu d'évolution graphique, mais une certaine innovation dans les interactions. Bref, Link est très semblable à celui de Link's Awakening DX, la touche Capcom en plus.


The Wind Waker & Phantom Hourglass

Une grosse claque. La première fois, on croirait que Link s'est recyclé en personnage de dessin animé, il est franchement moche. Mais au fur et à mesure, on s'habitue et on trouve des qualités au cell-shading, on trouve notre petit Hylien plus expressif et mignon. Link a abandonné son air sérieux d'Ocarina of Time pour prendre un aspect beaucoup plus drôle et expressif. Dans cet épisode, Link se trouve un petit air marin, et se met à naviguer. A part cela, il n'y a pas de changement majeur dans la panoplie. Le costume a été simplifié réduit au strict minimum. Il a à peu près le même âge que dans Majora's Mask, mais semble encore plus jeune. Le gameplay n'a pas changé d'un pouce, à part les phases en bateau et une petite séquence d'infiltration ( ne vous attendez pas à un Splinter Cell quand même ).
Un épisode tout en cell-shading, ce qui n'est pas pour déplaire, même si les puristes crieront au scandale.


The Minish Cap

Link s'est habitué au cell-shading, et ne veut plus s'en séparer. Les graphismes sont donc quasiment identiques à ceux de Windwaker, la 3D en moins, l'équipement est strictement le même. Sauf peut-être... le chapeau! Link s'est paré d'un chapeau parlant et change de taille à volonté. Il rencontre alors les Minish qui sont des lointains cousins des Lilliputiens. Il y a donc encore une fois cette idée de double dimension instaurée par A Link to the Past. Par contre, dans un Zelda, quand ce n'est pas l'aspect visuel de Link qui évolue, ce sont les interactions. Elles sont ici mises à l'honneur avec un système de Kinstones ( sortes de médaillons ): quand Link s'approche d'un habitant possédant un morceau de Kinstone, s'il possède la pièce complémentaire permettant de reconstituer le Kinstone, un évènement survient quelque part dans le jeu. Un épisode qui ne mise pas sur le visuel mais sur l'originalité.


Four Swords Adventures

Nintendo avait élaboré un système de jeu pour 4 joueurs et l'avait présenté en bonus dans un remixe de A Link to the Past sur GBA. En voici l'aboutissement sur Gamecube. Décidément, Link s'est plu dans cette apparence en cell-shading, on a d'ailleurs une impression de déjà-vu. Donc Link est très beau, il n'a pas changé, mais il s'est quadruplé! Pas de merveilles dans les acessoires, mais la jouabilité est complètement renouvelée et Link se voit offrir de nouvelles actions axées sur la coopération. Même si le style graphique commence à être usé, Nintendo parvient à toujours renouveler Link grâce à de nouvelles idées.


Twilight Princess

Dans la veine d'un Ocarina of Time, on retrouve notre Link réaliste d'antant, adolescant, charismatique et stylé au possible ! Les capacités du cube et de la Wii lui permettent de nous en mettre plein les yeux ! Mais admirez donc...